
Nos années de lycée 1960 – 1963 de Michel Souladié
Miladiou ! Quel bonheur ce petit livre qui me racontait presque mes souvenirs d’enfance.
Avec évidemment des différences.
Michel Souladié à Cahors et moi dans mes pensionnats.
Eh oui, j’en ai fait plusieurs. Ils se situaient dans le val d’Oise et dans l’Oise.
L’éducation était sévère.
Michel lisait en cachette un O S S 117 dans un classeur de maths trafiqué et moi, “ La Guerre des mondes de Wells ” sous mon édredon la nuit dans le dortoir avec une lampe de poche avec l’oreille aux aguets.
Quand je venais chez ma grand-mère sur le Causse dans le Lot, j’avais aussi une brique chaude dans le lit pour mes pieds gelés sous un énorme édredon.
Dans les maisons du village jusqu’à l’arrivée des années 60 … aucun confort moderne. (ni télé, ni w c, ni téléphone, ni eau courante)
Et durant le mois d’aout avec mon amie d’enfance, Marisa, nous partions à l’aventure à vélo sur les routes lotoises dont la majorité n’étaient pas goudronnées.
Les écrevisses nous allions à Castelfranc en acheter.
Les escargots après l’orage, c’était par milliers que nous pouvions en ramasser avec le panier à salade de la famille.
La messe avec mes cousines nous devions y aller le dimanche matin.
Nous nous baignions dans le Lot.
Que de merveilleux souvenirs ! Des étés sans télévision, sans portable juste le vélo, des livres, les fêtes communales …
Ensuite retour en pension avec la petite valise, le bonheur de retrouver ses camarades.
Le silence dans les rangs et au réfectoire.
Les blagues nous aussi mais des blagues de filles
J’ai eu des centaines de lignes à faire. Comme je me plaignais auprès de mon père, il a doublé les lignes en m’obligeant de conjuguer le verbe à tous les temps.
Cela a été fini ! J’avais compris la leçon.
Mon père regardait à la télévision les matchs de Rugby et ne manquait pas ceux du cadurcien, Roques.
Je ne sais pas si c’était une légende ? Il pouvait courir en portant deux joueurs. Une force de la nature !
Je me souviens boulevard Gambetta à Cahors d’un grand bazar, une caverne d’Ali baba où on trouvait de tout.
Mon père a éraflé sa voiture en croisant un autre véhicule sur le Pont Valentré, impropre à la circulation moderne. Maintenant il est interdit aux véhicules.
J’arrête mon bavardage car je pourrais continuer et écrire des pages …
Merci à Michel Souladié pour ses souvenirs de lycéen.
Nous avons eu une merveilleuse jeunesse lotoise.
Je dis merci à tous mes professeurs et à Madame Paty en particulier.
Pour conclure, lisez ce petit livre si vivant, si bien écrit, un régal !
J’ai l’impression maintenant d’avoir connu ce petit lycéen.
Mireine
Oui nous avons eu une magnifique jeunesse. Les années 60 et 70 pour moi. Pas de television, des livres. Des jeux.
Les promenades en vélo dans le bocage avesnois
Les foins chez mes grands parents avec les cousins cousines.
Quelle enfance heureuse