
Premier de cordée de Frison Roche
Premier de cordée. c’est un coup de poing dans la série des grands romans récits ,réalités et sociologique .
C’est un produit Bio, malgré, je vous l’accorde, les instants dramatiques de l’histoire. Et sans en dévoiler le déroulement, l’auteur a su reproduire en se servant d’un fait réel, l’escalade du Dru et autres monts des Alpes.
Mais je pense que tout le monde connait la trame de cette l’histoire :
C’est l’image forte, de l’aiguille du Dru, ou il se passe une scène terrible . Je ne peux pas vous la dire sinon je dévoile le livre et ce n’est pas le but dans un ressenti .
Vous devez le savoir ? les montagnards ?
Frison Roche a su créer l’ambiance qui va nous emporter tout au long du livre.
Au fil des chapitres il va nous révéler les imbroglios du milieu si particulier de la haute altitude.
Les us et coutumes ancestrales, les rapports humains dans ce métier de guide de haute montagne et les habitants et hôtes de cette région si magnifique .
Dès les premières lignes, il nous rend par sa description minutieuse , le coté magique et féerique des paysages .
je vous cite une phrase simple mais emplie de sérénité :
« Les deux hommes avaient quitté Courmayeur le matin même, à l’heure où la rosée nocturne s’évapore en fumées bleues des lourds toits de lauzes grises. »
Le livre n’est pas nouveau il date de 1942, c’est un style spécial , avec des images, avec beaucoup de comparaisons , c’est frais ,froid, dur,
dangereux , et beaux !
Bizarre ce livre plait toujours pourquoi? Quand je l’ai relu j’ai ressenti ces émotions qui font palpiter le coeur, et nous entrainent dans une lecture rapide (pour savoir), et même tenté d’aller plus loin dans les pages pour être soulagé !!
On ressent le vent qui siffle sur les aspérité, ces parties saillantes du flanc de la montagne.
Frison roche maitrise la description de lutte , des alpinistes envers les éléments de la montagne
On sent qu’il a vécu certaines des scènes d’actions. Nous même on s’y croirait.
Pourtant il a écrit son roman (réalité je confirme ) en Afrique !! à Alger entre 1938 et 1940, achevé en 1941 (l’ouvrage se termine par « À Alger, le 22 février 1941 ») et paru en France la même année. quel contraste !
C’est un appel d’amour de son pays la Savoie qui lui vienne en souvenirs c’est pourquoi il restitue bien avec véracité son amour de la montagne par la magnificence des paysages et son impitoyable cruauté.
Un livre à lire pour ceux qui ne l’ont pas encore fait , et à relire bien au chaud sous la couette pendant que nos personnages se gèlent (c’est pas beau vilain Fabiolino!! de faire comme tel)!!
Pourquoi ? vous n’auriez pas cru que j’allais le lire la nuit dehors au froid ?
A bientôt mais couvrez vous bien la communication de froid est sidérante
c’est le talent de l’écrivain Roger Frison Roche !
Je lirai cette trilogie qui se poursuit par :
« »La Grande Crevasse« » et
« »Retour à la montagne. » »
Fabiolino

Premier de cordée de Frison Roche, magnifique, un grand classique que j’ai lu deux fois ! ton avis devrait donner envie à ceux qui ne l’ont pas encore lu de vite le commencer. Bravo Fabiolino !