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Les Arbres de mai de François Cognéras 

Les Arbres de mai de François Cognéras (De Borée - 322 Pages )

En lisant ce roman, je pensais à mon village où je vis actuellement à la retraite. Je me souviens de ces arbres plantés devant les maisons des élus.
André Aulagnat accepta en 1935 de rentrer au conseil municipal. Il en était en y rentrant le plus jeune. Il ne savait pas que cet honneur, rendrait jaloux et envieux un cousin éloigné.
La guerre arriva et cet homme plein de fiel envoya une lettre de dénonciation.
André fut arrêté, emprisonné et ensuite embarqué par les allemands en train pour l'Allemagne. Il va s'en échapper et rentrer dans la résistance. Sa femme , Marie Claude, aussi sera arrêtée.
Après la guerre il devint le maire de sa petite commune guère plus grande que celle où j'habite.
Et il va se confronter à toutes les vicissitudes de l'âme humaine durant son mandat. Il retrouvera les éternels mécontents, les colporteurs de ragots, bêtes et méchants.
Je vous certifie il y en a partout même dans mon village.
Ignorons les !
Il voudra moderniser son village. Alors, mon dieu quelle tempête et protestations. Nous n'avons pas besoin de tout cela, de touristes, le toit de l'église peut bien attendre, prendre un crédit pour rénover le presbytère ? Mais pourquoi s'endetter ? Louer, avoir des locataires pourquoi ?, un camping ??
Comme mon petit village dans les années 50 arrivait également l'électricité, l'eau courante, les routes goudronnées etc..
Les mauvaises langues disaient “ il ruine le village ”
Je comprends que des maires abandonnent leur mandat.
La paperasse, les réunions qui prennent beaucoup de temps sur la vie de famille. J'ai connu cela durant trois ans dans mon métier pour m'occuper dans mon département de ma profession libérale.
Comme disait quelqu'un (je ne me souviens plus qui a dit cela ) " plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien ! "
J'avoue que je n'aurais pas pu supporter tant de bêtises et de méchanceté.

Mtrouvé que ses personnages n'ont pas la profondeur que je trouve dans les écrivains que j'adore. Sa femme n'est qu'une ombre ainsi que son frère. Tout est centré sur André le personnage principale.
J'ai vite deviné que l'auteur était dans l'enseignement par son style.
Souvent c'est froid et trop rigide. Ce roman m'a rappelé quelques souvenirs racontés par mon père sur la dernière guerre donc je ne regrette pas de l'avoir lu. J'ai découvert un écrivain que je ne connaissais pas. Je vais essayer un autre de ces romans pour mieux juger.

Mireine

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