Joèl


      De la part de Joèl  > Message du 31/05/21 12:02p
> De : joel=
> A : “Reine”
> Objet : Re: LASTULU
>
>> Le mot de Bernard m’a fait le plaisir qu’on a, en ressentant une forme de connexion avec ses semblables! Merci à lui et amitiés à tous. Joël >> Le 31.05.2021 10:03, Reine a écrit:>

>>>>  De la part de Bernard>> Amitiés et à bientôt BernardMarie Reine>>> Message du 31/05/21 09:31
> De : “Benit” 
> A : “Reine” 
> Copie à :
> Objet : Re:
>
>Bonjour Marie Reine,J’ai lu le message de Joël et je me permets de le prolonger. Maurice Blanchot est en effet un grand écrivain, trop peu connu et lu. Il mérite d’être lu, car il aide à penser et à pénétrer les grandes œuvres de la littérature : c’est notamment le cas avec « Le Livre à venir » ou «L’espace littéraire ». Je vous recommande donc ces deux livres (disponibles en format de poche).Amitiés à Joël et à vous.Bernard 
>
>Envoyé de mon iPhone
> Le 30 mai 2021 à 09:17, Reine 
>> >
>
>  > >  > >  > >  > >  De la part de Joèl> >  > >  > >  > >  > Message du 29/05/21 12:53
> > De : joel
> > A : “Marie-Reine”
> > Objet : Reflexion
> >
> >> > > Hello Marie-Reine. Ci joint quelques réflexions liées à mes lectures. J’ai de plus en plus l’impression que ces réflexions sont presque “déconnectées” des  aimables messages que tu as la gentillesse de m’envoyer régulièrement. Mais comme je me sens membre de Lastulu, à part entière, j’avais envie de te les transmettre quand même. Si elles te semblent inappropriées, garde les pour toi. Je ne m’en sentirai floué, ni vexé en rien, je t’assure! Et je t’embrasse fort. Joël> > > Les auteurs dont l’oeuvre fut assez forte et assez originale pour que notre langue ait eu envie de créer un mot qui se rapporte à l’un ou à l’autre sont rares. Rabelais nous a valu rabelaisien et Descartes, cartésien. Le chevalier Leopold von Sacher-Masoch nous donné le masochisme, même si sa “Vénus aux fourrures” est loin d’avoir la violence de “Justine” ou de “Juliette”, surtout si on lit son livre après les deux derniers. Plus près de nous, Alfred Jarry avec le Père Ubu nous a valu ubuesque et Franz Kafka le mot kafkaïen, qui me semble de plus en plus utile à notre époque! Auparavant, Donatien Aldonse (et non pas Alphonse!) François de Sade, de Saumane et Mazan, connu comme le “divin Marquis” nous a valu le sadisme et les sadiques. Car c’est de lui que je voulais parler. Non pas de ses thèmes de prédilection qui relèvent infiniment plus du fantasme, heureusement! que de la réalité de sa vie, mais de son style. Car Sade est un très grand écrivain. Evidemment ce sont des gens beaucoup plus avertis que moi qui le disent et le redisent; mais ça n’empêche pas d’être d’accord! Or, si j’ose introduire Sade dans l’univers un peu feutré de Lastulu, c’est pour que ceux, ou celles qui veulent le découvrir sans être choqué.e.s (!) sachent qu’un chapitre de “La philosophie dans le boudoir” se détache facilement de cet ouvrage et a été publié à part sous le titre “Français encore un effort”, réflexions liées au moment où toutes les valeurs traditionnelles de notre pays étaient remises en cause. N’oublions pas que Sade a vécu toute la Révolution de 1789 et y a aussi joué un rôle. Maurice Blanchot a même écrit un essai intéressant sur le sujet dans le petit volume qui est paru, avec le nom des deux auteurs, chez Jean-Jacques Pauvert il y a déjà longtemps mais qui se trouve encore. Cordialement, Joël.
Bonjour Joèl,
>  
> J’ai lu Le voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline, un beau roman sombre et désespérant. Et si tu lis La Terre de Zola à la suite, tu peux penser au suicide !
> Mais la majorité de gens aiment soit des polars, soit des essais, soit des biographies, soit des romans historiques etc….et surtout les derniers romans qui viennent de paraître.
> Je suis abonnée à différents clubs de lecture sur internet tel que Le club de lecture du Figaro, Fureur de lire, Babelio,Gleeph…..peu lisent des classiques 
> Mais une majorité aime la belle littérature selon leurs goûts.
> Les textes plats à mon avis n’ont pas de succès également dans la littérature récente.
> Par contre certains auteurs anciens avec leurs phrases compliquées avec des mots surannés sont pour la plus part oubliés.
> Le monde a changé comme tu le dis. Il faut aller de plus en plus vite.
> Beaucoup n’osent pas commencer un gros pavé de 800 ou 900 pages. C’est triste !
> Je vais envoyer aux Lastulu notre petit échange pour connaître leurs avis.
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> Bises
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> Marie Reine
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> Message du 06/05/21 11:25
> De : joel
> A : “Marie-Reine” 
> Objet : message amical
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>> > Chère Marie-Reine, en cette période ou se voir vraiment est difficile, j’ai plaisir à te tenir de temps en temps au courant de ce qui “littérairement” m’occupe. N’est-ce pas ou ne devrait-ce pas être aussi l’un des buts d’un club littéraire comme celui que tu as fondé? Tu sais notre grande différence entre ton appétit pour les belles histoires et celui qui m’attache surtout à la façon dont on les raconte et aux réflexions que l’auteur sait nous inspirer. Parfois tu avoues mal comprendre ce que je veux dire. Or je trouve chez Louis-Fedinand Céline, dont le style me semble si personnel, si remarquable aussi, la phrase suivante, citée par Vialatte, qui exprime, beaucoup mieux que je ne saurais le faire un grand pan de ma pensée. En la lisant j’ai pensé à toi et te la transcris ci dessous. Bien sûr, tu peux la diffuser si elle te semble intéressante à toi aussi. A bientôt, chère Marie-Reine, je t’embrasse bien amicalement. Joël
> > Le “vrai” littéraire n’est pas le “vrai photographique”. On ne fait du vrai qu’en arrangeant, et en trichant à bon escient. Le vrai exige un décalage qui est dû à ce qu’on appelle le “don”. A moins d’écrire comme Paul Bourget, des textes plats comme un soufflé refroidi, il faut supprimer d’un texte tout ce que tout le monde connaît déjà par le journal ou le cinéma, ce que tout le monde sait avant de le lire. Il faut donc compose ce texte de “trous”. Comme de la dentelle. Ce qui doit rester est la dentelle, autour: des trous! C’est une chose qui n’existe plus parce qu’elle exige un temps fou; or personne n’a plus le temps de rien.